La démocratie participative
La participation démocratique s'inscrit dans la perspective d'une évolution du capitalisme vers un mode d'organisation plus démocratique. Elle cherche à répondre aux principes démocratiques tels que la représentativité des différents groupes sociaux. La démocratie participative est un modèle politique alternatif qui implique un partage du pouvoir de décision entre les élus et les citoyens au sein d'instances formelles de participation. Il s'agit d'une critique de la démocratie représentative qui s'appuie sur l'idée que seules les personnes élues détiennent la légitimité de la prise de décision au nom de l'intérêt général. Avec la démocratie participative, « ce n'est pas l'utopie d'une démocratie directe, ni celle d'une société sans conflits, mais l'utopie d'une communauté qui n'abandonne pas son autonomie entre les mains de ceux qu'elle désigne pour les représenter » Bevort (2002).
« La démocratie participative proprement dite a pour but d'augmenter l'implication des citoyens dans la prise de décision elle-même, surtout de ceux qui en sont habituellement tenus à l'écart. Les formes en sont multiples, mais toutes "recherchent la formation de communautés citoyennes actives, mettent l'accent sur l'engagement et la politisation des habitants » 9[1]
Il s'agit donc de réfléchir à la place qu'ont les citoyens – et tous les citoyens - dans les prises de décisions et ce à tous les niveaux, du plus local au plus global. On observe néanmoins que les initiatives de démocratie participative restent très minoritaires et sont surtout mises en place au niveau local, des espaces plus ou moins « participatifs » en ce qui concerne la participation active des citoyens : conseils de quartier, conseil de développement, Forum Citoyens, Conseil municipal des Anciens, des Jeunes, des Enfants, ...
Complément : Pour aller plus loin :
Nina FAUCHEUX, La participation des habitants à l'élaboration des projets urbains - Mémoire d'IUP Aménagement et Développement du Territoire, Juin 2008, p.16-18






