Définitions de la maladie chronique
La définition du terme de maladie chronique n'est pas unanime et les différences de définition ont des conséquences, notamment, sur l'estimation des besoins de prise en charge (en France, 8 à 28 millions de personnes concernées selon la définition prise en compte)
Complément :
Agrinier N, Rat AC. Quelles définitions pour la maladie chronique ? ADSP.2010; 72 : 12-14.
Voir plus largement le dossier : Les maladies chroniques dans le n°72 septembre 2010 de ADSP.
Le HCSP recommande de définir la maladie chronique selon les caractéristiques suivantes :
la présence d'un état pathologique de nature physique, psychologique ou cognitive, appelé à durer
une ancienneté minimale de trois mois, ou supposée telle
un retentissement sur la vie quotidienne comportant au moins l'un des trois éléments suivants
une limitation fonctionnelle des activités ou de la participation sociale
une dépendance vis-à-vis d'un médicament, d'un régime, d'une technologie médicale, d'un appareillage ou d'une assistance personnelle
la nécessité de soins médicaux ou paramédicaux, d'une aide psychologique, d'une adaptation, d'une surveillance ou d'une prévention particulière pouvant s'inscrire dans un parcours de soins médico-social.
Cette définition s'appuie non seulement sur l'étiologie, qui implique des traitements spécifiques liés à la maladie, mais aussi sur les conséquences en termes de fonctionnement et de handicap, c'est-à-dire de répercussions sur la santé (par exemple les séquelles des accidents.)
Définition : Définition extraite du rapport HCSP de 2009 :
La prise en charge et la protection sociale des personnes atteintes de maladie chronique http://www.hcsp.fr/docspdf/avisrapports/hcspr20091112_prisprotchroniquesr.pdf
Présentation du rapport :
Par leur caractère durable et évolutif, les maladies chroniques engendrent des incapacités et difficultés personnelles, familiales, professionnelles et sociales importantes. Elles constituent un véritable défi d'adaptation pour les systèmes de santé, qui ont été conçus et développés pour répondre à la prise en charge de maladies aiguës, aussi bien dans leur mode de pensée, d'organisation, que de financement. Le dispositif médico-administratif dit des affections de longue durée (ALD) qui vise à gérer la prise en charge tant médicale que financière de ces maladies est progressivement devenu inadapté : aujourd'hui il ne permet pas de constituer une base d'amélioration des pratiques, ni de respecter la maîtrise des dépenses de santé, ni d'assurer une équité de répartition des restes à charge.
Le système de santé s'est engagé, depuis de nombreuses années, dans des réformes structurelles visant à mieux organiser cette prise en charge, et en 2007 un ambitieux Plan pour l'amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de maladie chronique a été lancé, qui doit être décliné jusqu'en 2011. Dans cette perspective, le Haut Conseil de la santé publique propose des recommandations visant à accompagner, renforcer ou proposer des mesures adaptées au regard des enjeux.
Les maladies chroniques sont donc nombreuses et bien sûr différentes dans leurs évolutions et répercussions. Cependant, elles ont de nombreux points communs qui ont conduit, en France, à la mise en place d'un plan de santé publique générique concernant la prise en charge des maladies chroniques sous l'angle de la qualité de vie (2007-2011) : plan pour l'amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques.
Ce plan a beaucoup contribué au développement de l'ETP.
http://www.sante.gouv.fr/IMG//pdf/plan2007_2011.pdf http://www.sante.gouv.fr/plan-pour-l-amelioration-de-la-qualite-de-vie-des-personnes-atteintes-de-maladies-chroniques-2007-2011.html NB : au vu de tous les éléments avancés, les programmes d'éducation thérapeutique concernent beaucoup plus souvent les patients atteints de maladies chroniques, mais pas exclusivement.






