Théorie sociale cognitive de Bandura (1977)
Cette théorie reste dans le domaine des croyances. Selon elle l'adoption d'un comportement est liée principalement à 2 facteurs :
Cette théorie reste dans le domaine des croyances. Selon elle l'adoption d'un comportement est liée principalement à 2 facteurs :
La croyance en l'efficacité du comportement : Exemple : si j'utilise des préservatifs je serai protégée du SIDA
La croyance en l'efficacité personnelle, c'est-à-dire le fait de croire en sa capacité personnelle à adopter le comportement souhaité. L'image de soi va ici rentrer en ligne de compte Une image de soi positive va favoriser la croyance en l'efficacité personnelle. Ce sentiment d'auto-efficacité se construit tout au long de la vie, car il est influencé par les événements de la vie.
Exemple : je suis capable d'arrêter de fumer
Remarque :
Préalablement au concept d'auto-efficacité, le concept de "locus of control" mis au point par Rotter en 1954 a prévalu. Il peut se traduire par "lieu de contrôle", il s'agit du niveau de maîtrise qu'une personne croit avoir sur les événements qui la concernent. C'est-à-dire qu'un individu peut avoir le sentiment que sa santé dépend de lui, des autres, des médecins, de Dieu...
Le lieu de maîtrise peut être interne (événements maîtrisés par l'individu, exemple : je peux me protéger du sida cela dépend de moi) ou externe (événements dont la cause est externe, exemple: le sida c'est la volonté de Dieu).
Le "locus of control" concerne donc l'explication qu'un individu se donne par rapport à sa santé.
Le sentiment d'auto-efficacité va plutôt porter sur le comportement et la capacité que l'individu pense avoir pour agir. Pense-t-il pouvoir agir ou non par son comportement sur le cours des choses.
Finalement, on pourrait illustrer cela par les exemples suivants :

Limites du modèle
Ce modèle s'appuie sur la croyance que l'efficacité personnelle est fortement prédictive de la persévérance dans l'adoption d'un comportement. L'enjeu pour l'éducateur est de privilégier le travail sur la confiance et l'estime de soi pour valoriser l'auto-efficacité perçue.
Attention cependant, au dérive responsabilisante, voire culpabilisante, de certains programmes de prévention qui considèrent que l'individu devrait être responsable de sa santé (et la notion d'efficacité et donc de performance encourage cela). Il est encouragé à maîtriser sa santé et adapter son comportement de santé. Il est rendu responsable, parfois coupable, de son comportement de santé, alors que l'on sait que de nombreux facteurs externes peuvent influencer celui-ci.






