La théorie des comportements interpersonnels (Triandis, d'après Valois, 1984)
Développée par Triandis, elle apporte un bémol à la théorie de l'action raisonnée. Elle limite la portée de l'intention comme prédicateur du comportement et évoque les comportements automatisés qui peuvent se dérouler sans découler d'une volonté consciente (exemple : la marche, la conduite automobile).
Cette théorie introduit la notion de « force de l'habitude », c'est à dire la fréquence avec laquelle un comportement s'est déjà manifesté précédemment, comme facteur prédictif de l'adoption d'un comportement. Si une personne n'a jamais adopté un comportement, c'est l'intention qui déterminera l'adoption ou non du comportement. Au contraire si le comportement est une habitude, c'est l'habitude du geste qui remplacera l'intention.
Exemple : boucler sa ceinture de sécurité n'est plus sous le contrôle de l'intention;
Cette théorie distingue l'attitude affective lié à un comportement (sentiments associés au comportement), concepte que l'on peut rapprocher de « l'évaluation, par la personne, des conséquences de l'adoption du comportement » évoqué dans la théorie de l'action raisonnée et l'attitude cognitive plus centrée sur l'évaluation des conséquences présenté dans la théorie de la théorie de l'action raisonnée comme « les croyances de la personne sur les conséquences de l'adoption du comportement ».

Dans cette théorie un autre facteur intervient également dans l'adoption ou non d'un comportement : c'est la présence de conditions favorables ou défavorables à l'adoption du comportement souhaité, conditions qui multiplient le poids de l'intention et de l'habitude dans l'adoption du comportement.
Exemple : l'augmentation du prix du tabac peut intervenir dans l'intention d'arrêter de fumer






